J'ai déjà, il y a de cela quelques mois, écrit un long texte sur mon cours de droit allemand, que je suivais en allemand et qui représentait 10 hrs de cours par semaine. J'avais d'ailleurs intitulé ce billet quelque chose comme "Le monstre"...
Le combat entre le monstre et moi est maintenant terminé. Ça ne s'est pas soldé par un K.O toutefois, ce qui fait qu'il faudra attendre le verdict des juges (c'est-à-dire la note de l'examen) pour savoir qui est le vainqueur. Je suis, toutefois, d'ores et déjà capable de dire que je suis fier de ma prestation.
J'ai, comme le titre de ce billet l'indique, décidé que le type de monstre que ce cours était, au bout du compte, était un dragon. Pas de raison particulière, outre l'attraction naturelle du ti-gars-qui-jouait-au-lego en moi pour cette bête épique. Et le fait qu'en théorie, un dragon ça crache du feu, et qu'en pratique, ce cours là m'a quand même pas mal brûlé!
Mon examen était hier et il s'est bien déroulé, considérant les circonstances. Maintenant que tout ça est derrière moi, je me permet donc de me livrer à de la philosophie à deux sous sur le sens de la vie, la performance du Canadiens en série, les 20 ans de la crise d'Oka, et la victoire de Wilfred à Star Académie.
Il s'avère que de l'extérieur, l'idée de me balancer dans un cours de droit allemand des obligations, donné en Allemand, avec des étudiants allemands qui suivent ce cours dans le cadre du curriculum régulier des futurs juristes allemands, alors que mon allemand n'était clairement pas de calibre et que je n'avais aucune connaissance du droit allemand, paraît un peu comme l'idée du débile qui a le goût de se casser la gueule comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Je me disais, en fait, que je l'avais bien fait au Mexique, alors pourquoi pas en Allemagne? Les raisons démontrant que ce ne serait pas la même chose étaient nombreuses... J'en connaissais un certain nombre (l'Espagnol c'est pas mal plus facile que l'allemand; la charge de travail ici est plus intense qu'au Mexique), j'en ignorais d'autres (ce programme n'était pas tant une introduction au droit allemand, qu'un programme de "on-te-varloppe-dans-le-droit-allemand-à -tête-baissée-avec-un-canon-pis-une-fois-d ans-la-merde-tu-te-débrouilles-pour-t'in troduire-tout-seul-au-droit-allemand-et-p our-apprendre-par-toi-même-tous-les-conc epts-de-base-qui-sont-donnés-dans-le-pre mier-cours-celui-que-tu-peux-pas-prendre-p arce-qu'on-le-donne-juste-au-premier-sem estre-désolé-si-on-te-l'a-pas-dit"). Bref, ce que je savais me permettait de savoir que ça allait pas être comme manger un jos-louis, mais je pensais pas que ça allait être le Vietnam non plus. Je me disais que ça allait me prendre un mois exigeant pour comprendre la terminologie légale comme-il-faut (c'est ce que ça m'a pris, comme de quoi mon appréciation de la situation n'était pas totalement fausse). Mais bon, ce qui n'a pas arrêté après un mois c'est la charge de travail du cours.
Bref, je regardais tout ça en me disant "yissh, ça va forcer dans' coins!", mais ça paraissait faisable. Pis honnêtement, quand tu regardes quelque chose pis tu te dis "ouais ça passe en cibouleau, comme dans du beurre mais sans le goût", ça enlève du piquant... ça paraît plate.... moins intéressant. C'est quand il y a un défi, une chance d'échec, de la difficulté, quand tu dois utiliser ce que t'as dans la tête et dans le ventre qu'un projet semble intéressant. J'ai pas mal toujours pensé comme ça je crois, du moins autant que je me souvienne. Pendant longtemps inconsciemment... Ce cours, toutefois, c'était la première fois que j'ai dû forcer autant. Le semestre étant maintenant terminé, je me rends compte que certains aspects de ma méthode de travail auraient pu être améliorés. Mais c'est le genre de chose que tu ne sais pas vraiment lorsque tu organises tout ça, au début...
Ce qu'il me reste de ce cours, outre les 7 crédits que j'espère obtenir (faut que je passe le test, on attend la note et on croise les doigts), c'est la fierté au fond. C'est une victoire. Durement gagnée. "A war of attrition", une bataille pas toujours propre, pas du genre de celle que tu livres le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Mais une victoire néanmoins. Une victoire basée sur un objectif fixé il y a longtemps, lui-même basé sur des raisons à la fois évanescentes et nobles, mais qui, je le crois bien, auront, lorsque j'analyserai la situation dans quelques temps de cela, à tête reposée, lorsque la poussière sera retombée, gardé tout leur éclat.
C'est alors qu'il me sera possible de récolter réellement les fruits des efforts des quatre derniers mois.
Je disais, à la fin de mon voyage au Kenya l'an dernier, sur ce blogue:
"Les voyages en general, oui ils peuvent bien ou moins bien aller, mais au bout du compte on en fait ce qu'on en veut. Le resultat final, notre regard sur celui-ci, ne depend que de nous, de l'attitude qu'on adopte, de ce qu'on decide d'en faire."
Mon séjour ici m'aura confirmé cela, sans l'ombre d'un doute. En fait, ma nouvelle compréhension de cette phrase est, d'une certaine manière, l'évolution que je dois à ce voyage.
Les trois semaines qui restent avant mon retour seront pour décanter, auprès de ma douce. Ce sera ensuite le retour au pays auprès des miens, que j'ai bien hâte de voir! Si vous lisez ce blogue, vous en faites sûrement partie!
Je tenterai de donner des nouvelles pendant que Alana et moi nous promènerons en France et au Portugal. J'espère que vous allez tous bien!
Au plaisir!
Ich bin ein Berliner!
Hugues
Le combat entre le monstre et moi est maintenant terminé. Ça ne s'est pas soldé par un K.O toutefois, ce qui fait qu'il faudra attendre le verdict des juges (c'est-à-dire la note de l'examen) pour savoir qui est le vainqueur. Je suis, toutefois, d'ores et déjà capable de dire que je suis fier de ma prestation.
J'ai, comme le titre de ce billet l'indique, décidé que le type de monstre que ce cours était, au bout du compte, était un dragon. Pas de raison particulière, outre l'attraction naturelle du ti-gars-qui-jouait-au-lego en moi pour cette bête épique. Et le fait qu'en théorie, un dragon ça crache du feu, et qu'en pratique, ce cours là m'a quand même pas mal brûlé!
Mon examen était hier et il s'est bien déroulé, considérant les circonstances. Maintenant que tout ça est derrière moi, je me permet donc de me livrer à de la philosophie à deux sous sur le sens de la vie, la performance du Canadiens en série, les 20 ans de la crise d'Oka, et la victoire de Wilfred à Star Académie.
Il s'avère que de l'extérieur, l'idée de me balancer dans un cours de droit allemand des obligations, donné en Allemand, avec des étudiants allemands qui suivent ce cours dans le cadre du curriculum régulier des futurs juristes allemands, alors que mon allemand n'était clairement pas de calibre et que je n'avais aucune connaissance du droit allemand, paraît un peu comme l'idée du débile qui a le goût de se casser la gueule comme s'il n'y avait pas de lendemain.
Je me disais, en fait, que je l'avais bien fait au Mexique, alors pourquoi pas en Allemagne? Les raisons démontrant que ce ne serait pas la même chose étaient nombreuses... J'en connaissais un certain nombre (l'Espagnol c'est pas mal plus facile que l'allemand; la charge de travail ici est plus intense qu'au Mexique), j'en ignorais d'autres (ce programme n'était pas tant une introduction au droit allemand, qu'un programme de "on-te-varloppe-dans-le-droit-allemand-à
Bref, je regardais tout ça en me disant "yissh, ça va forcer dans' coins!", mais ça paraissait faisable. Pis honnêtement, quand tu regardes quelque chose pis tu te dis "ouais ça passe en cibouleau, comme dans du beurre mais sans le goût", ça enlève du piquant... ça paraît plate.... moins intéressant. C'est quand il y a un défi, une chance d'échec, de la difficulté, quand tu dois utiliser ce que t'as dans la tête et dans le ventre qu'un projet semble intéressant. J'ai pas mal toujours pensé comme ça je crois, du moins autant que je me souvienne. Pendant longtemps inconsciemment... Ce cours, toutefois, c'était la première fois que j'ai dû forcer autant. Le semestre étant maintenant terminé, je me rends compte que certains aspects de ma méthode de travail auraient pu être améliorés. Mais c'est le genre de chose que tu ne sais pas vraiment lorsque tu organises tout ça, au début...
Ce qu'il me reste de ce cours, outre les 7 crédits que j'espère obtenir (faut que je passe le test, on attend la note et on croise les doigts), c'est la fierté au fond. C'est une victoire. Durement gagnée. "A war of attrition", une bataille pas toujours propre, pas du genre de celle que tu livres le sourire fendu jusqu'aux oreilles. Mais une victoire néanmoins. Une victoire basée sur un objectif fixé il y a longtemps, lui-même basé sur des raisons à la fois évanescentes et nobles, mais qui, je le crois bien, auront, lorsque j'analyserai la situation dans quelques temps de cela, à tête reposée, lorsque la poussière sera retombée, gardé tout leur éclat.
C'est alors qu'il me sera possible de récolter réellement les fruits des efforts des quatre derniers mois.
Je disais, à la fin de mon voyage au Kenya l'an dernier, sur ce blogue:
"Les voyages en general, oui ils peuvent bien ou moins bien aller, mais au bout du compte on en fait ce qu'on en veut. Le resultat final, notre regard sur celui-ci, ne depend que de nous, de l'attitude qu'on adopte, de ce qu'on decide d'en faire."
Mon séjour ici m'aura confirmé cela, sans l'ombre d'un doute. En fait, ma nouvelle compréhension de cette phrase est, d'une certaine manière, l'évolution que je dois à ce voyage.
Les trois semaines qui restent avant mon retour seront pour décanter, auprès de ma douce. Ce sera ensuite le retour au pays auprès des miens, que j'ai bien hâte de voir! Si vous lisez ce blogue, vous en faites sûrement partie!
Je tenterai de donner des nouvelles pendant que Alana et moi nous promènerons en France et au Portugal. J'espère que vous allez tous bien!
Au plaisir!
Ich bin ein Berliner!
Hugues